Fiasco SAAQclic : Gilles Bélanger succède à Éric Caire au Conseil des ministres
Le Cabinet Legault accueille un nouveau membre : Gilles Bélanger devient le nouveau ministre de la Cybersécurité et du Numérique. Il prend la place d'Éric Caire, qui a démissionné jeudi dans la foulée du fiasco SAAQclic. Le député d'Orford siège à l'Assemblée nationale depuis 2018. Il a accédé au Cabinet vendredi au terme d'un ajustement ministériel qui a eu lieu en fin d'avant-midi. Pour ce faire, François Legault s'est rendu dans les bureaux de la lieutenante-gouverneure, Manon Jeannotte, en compagnie de son nouveau ministre. M. Bélanger est reconnu pour avoir piloté le déploiement d'Internet haute vitesse dans les régions lors du premier mandat de la Coalition avenir Québec (CAQ). En tant qu'adjoint parlementaire du ministre des Finances pour les projets de M. Bélanger est un expert de ces questions, explique-t-on au gouvernement, soulignant que, dans les circonstances, sa nomination apparaissait comme un choix logique pour la CAQ et son caucus. Le reportage de Véronique Prince François Legault et Gilles Bélanger n'ont pas répondu aux questions de la presse parlementaire, vendredi. Dans une brève déclaration, toutefois, M. Legault a décrit le député d'Orford comme Comme il l'avait fait la veille, il a aussi déclaré, au sujet du virage numérique de la Société d'assurance automobile (SAAQ), que Gilles Bélanger, pour sa part, s'est dit François Legault est allé voir la lieutenante-générale vendredi pour modifier son Cabinet. Photo : Radio-Canada / Sylvain Roy Roussel La démission d'Éric Caire a été annoncée en mêlée de presse jeudi après-midi par François Legault. Ce dernier avait alors précisé que M. Caire avait lui-même offert de quitter ses fonctions de ministre, constatant qu'il était devenu une En affrontant la presse parlementaire, jeudi matin, Éric Caire n'avait donné aucun signe qu'il avait l'intention de démissionner... ce qu'il a pourtant fait quelques heures plus tard. Photo : Radio-Canada / Sylvain Roy Roussel Le L'opposition estime d'ailleurs que la démission d'Éric Caire ne devrait pas être interprétée comme la fin de cette affaire. Libéraux, solidaires et péquistes réclament d'une même voix qu'une enquête publique indépendante soit déclenchée. Le gouvernement ne partage pas cet avis. La CAQ fait notamment valoir que deux enquêtes ont été ouvertes au sujet de SAAQclic la semaine dernière, au ministère des Transports et de la Mobilité durable ainsi qu'à l'Autorité des marchés publics (AMP). L'UPAC a aussi entamé une analyse du dossier. Les libéraux exigent, outre l'ouverture d'une enquête publique, la démission de la ministre responsable de la SAAQ, Geneviève Guilbault, et de son prédécesseur, François Bonnardel, qu'ils tiennent en partie responsables des dépassements de coûts de 500 millions de dollars engendrés par le virage numérique de la société d'État. Alec Castonguay discute de la démission d'Éric Caire avec Chantal Hébert et Jonathan Trudeau. Ce scandale a fait couler beaucoup d'encre dans les dernières années, mais il a refait surface jeudi passé lors du dépôt du rapport de la VG, qui a découvert que des dirigeants de la SAAQ avaient caché de l'information aux décideurs politiques, une conclusion que les membres du gouvernement rappellent à chaque occasion. Pour succéder à Éric Caire comme ministre de la Cybersécurité et du Numérique, François Legault avait déclaré jeudi qu'il serait à la recherche d' La rumeur de cette promotion courait depuis l'aube. D'autres noms circulaient également, comme celui d'Alice Abou-Khalil (Fabre), adjointe parlementaire du ministre de la Cybersécurité et du Numérique, et de Sonia LeBel (Champlain), présidente du Conseil du Trésor et ministre responsable de l’Administration gouvernementale. En démissionnant, jeudi, Éric Caire a aussi abandonné ses fonctions de leader parlementaire adjoint du gouvernement. On ne sait pas encore qui le remplacera dans cette fonction. M. Caire demeurera malgré tout député de La Peltrie, dans la Capitale-Nationale, au grand dam du Parti conservateur d'Éric Duhaime, donné comme favori dans cette circonscription par le site de projections de sondages Qc125 et qui aimerait bien obtenir un siège au Salon rouge. Avec les informations de Véronique Princeconnectivité
, il est aussi intervenu lors de l'étude du projet de loi sur l’identité numérique nationale.
un homme d'affaires aguerri
, qui a réussi son pari
de déployer l'accès à Internet haute vitesse dans toutes les régions du Québec sans même être ministre.des questions continuent de se poser
, qu'il voulait savoir tout ce qui est arrivé
, qu'il souhaitait aller au fond de choses
et que, pour ce faire, il entendait prendre les moyens nécessaires
.excité
par ses nouvelles responsabilités, précisant aux journalistes, juste avant de se retirer, qu'il amorcera son mandat en prenant connaissance du dossier SAAQclic
.
distraction
pour son gouvernement. C'est un geste honorable, qu'il faut saluer
, a-t-il ajouté vendredi.
fiasco SAAQclic
, de l'avis de nombreux observateurs, constitue une des pires crises que le gouvernement caquiste a eu à traverser depuis son arrivée au pouvoir, en 2018, voire la pire, abstraction faite de la pandémie de COVID-19. Le Parti québécois l'a même comparé au scandale des commandites et à celui de Norbourg.
un bon gestionnaire
et d'un bon vulgarisateur
, des qualités qu'il a manifestement retrouvées chez Gilles Bélanger.
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